La Préparation à la Naissance
Feriez vous un triathlon de haut niveau sans aucun entraînement émotionnel, physique et mental?
Certes, la femme est programmée pour enfanter depuis que le monde est monde. Mais l’Homme ayant évolué, son cortex secondaire peut lui jouer des tours quant à retrouver certains instincts dans cet ère moderne qui nous fait perdre notre autonomie. Avez vous déjà vu un mammifère donner naissance sur le dos?
La médicalisation très dominante aujourd’hui, peut ralentir voire dans certains cas bloquer cette programmation ancestrale chez les grossesses dites physiologiques (non à risque). Les couples qui se préparent peu sont les plus touchés face au contraste entre la théorie mécanique, leur projection et la réalité.
“Ocytocine” signifiant en grec “accouchement rapide”, le rôle majeur de cette hormone est connue pour stimuler les contractions utérine, la lactation mais aussi l’attachement, l’amour, l’orgasme. On comprendra alors qu’elle est au cœur de tout projet de naissance.
Pour la sécréter, la femme enceinte devra se rappeler ce qui lui fait du bien pour rester confiante, tout en lâchant prise sur ses peurs, ses croyances limitantes et mauvaises habitudes. Elle réussira alors plus facilement à sortir de sa zone de confort, et devenir pleinement actrice de SON accouchement.
La préparation à la naissance est sûrement la partie la plus importante pour mener à bien sa grossesse, laisser exprimer le maximum de son potentiel à l’approche des contractions utérines et enfin, pour éviter certaines erreurs durant le post partum.
Mais de quoi parle t-on exactement?
Les sages femmes vous proposent des cours théoriques et un panel d’outils comme le yoga, la sophrologie, la natation…qui peuvent être efficaces pour vous projeter votre accouchement et aussi vous exercer au lâcher prise; c’est ce que l’on demandera à chaque femme enceinte le jour J.
Cependant, ces cours débutent généralement vers le 7ème mois de grossesse et sont peu adaptés aux horaires des conjoints. Par ailleurs, l’alimentation et l’activité physique doivent être abordées dès le début de la gestation voire avant la conception, qui conditionneront la santé de la mère et du fœtus et donc la nature même de l’accouchement.
Enfin, trop d’informations peuvent noyer parfois les couples; la future mère peut alors entrer dans une forme de contrôle à vouloir tout connaître, en oubliant de respirer, de rire ou de s’activer, et ce “au détriment de l’ocytocine”.
Chaque personne étant différente, il est donc nécessaire de faire un bilan sur ce qui est le plus adapté à la femme, et qui peut être réalisé pendant un entretient avec une sage femme. Celle ci pourra également, si vous en êtes demandeur, vous orienter vers un professionnel qui pratique différemment. ALORS OSEZ EN PARLER!
****Les informations données sur le blog de la Petite Ourse ne sont l’objet d’aucun prosélytisme et ne doivent pas prévaloir sur une prescription médicale de médecin ou sage femme****